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 Cylia T'Sali

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Gestion de Profil RP
Âge: 158 ans
Organisation: Nexus
Rang: Pilote indépendantt
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Membre du Nexus

Messages : 22
Date d'inscription : 30/04/2017

MessageSujet: Cylia T'Sali   Mer 3 Mai - 23:01

CYLIA T’SALI
Sexe : Asari
Espèce : Asari
Âge : 158 ans (née en 2039)
Faction : Nexus/Eos (Prodromos)
Poste/grade : Pilote de l'Initiative, Lieutenant réserviste de l'Apex et maintenant convoyeuse et négociante indépendante.
Parenté : Jaila Wong T’Sali (fille adoptive), Vella T’Sali (mère), Talia T’Sali (tante), Krann Nakmor (père)
Situation maritale : Libre mais mère adoptive d’une enfant humaine
Planète d'origine : Hyetianna

Apparence


Je suis plutôt jolie, j’avoue. En tout cas, je n’ai pas à me plaindre de ne pas faire tourner les têtes. Et vous savez ? J’aime ça… J'ai la peau d'un joli bleu ciel. Je suis de taille moyenne pour une Asari. Je mesure 1m 65 et je pèse 51 kg. Physiquement, je suis fine et souple. Ma mère disait que j’avais une démarche féline et que je devrais prendre garde aux regards admiratifs des personnes qui ne manqueront pas de se poser sur mes fesses lorsque je leur tournerai le dos. Mes formes sont plutôt appétissantes bien que j’aimerais en avoir juste un peu moins… Ou alors être un peu plus grande… Je crois que je tuerais pour mesurer 10 cm de plus en fait et ne pas devoir toujours lever les yeux pour parler à la plupart des clients que je suis amenée à fréquenter.

Mes lèvres sont finement dessinées. De ma mère humaine, j'aime penser que je tiens ce petit air espiègle et mutin que rehausse le petit nez délicat des T’Sali qui me donne un petit air espiègle et mutin. Mon visage et ma peau sont constellées de petites taches ces blanches rappelant les taches de rousseur humaines. En bas du dos, en haut des fesses, je porte des marques blanches rappelant des gouttes d’eau qui s’écoulent. Mes yeux ont la couleur turquoise des lagons de Virmire.

De mon passage parmi les chasseresses, j’ai gardé un corps sportif et agile. J’ai par contre remplacé les tenues militaires austères par de splendides combinaisons spatiales ou des ensembles de haute couture m’offrant à la fois confort et élégance discrète. Je porte le plus souvent du blanc, et du bleu pale, soulignés de liserés argent et or. Oui, je suis une fashion victime, mais je l’assume… D’ailleurs mon compte crédit ne me le rappelle que trop durement les jours où je me rends compte que j’ai du mal à joindre les deux bouts… Je pense que jouer à l’insouciante dilettante ayant les moyens d’assumer son train de vie me permet d’oublier les mauvais souvenirs qui me hantent parfois… Mais pour assumer ce train de vie dispendieux, je suis obligée de succomber à mon autre vice… Je vous en parle après d’accord ?

Bon soyons quand même honnête : je ne fais pas de détails quand la nécessité m’oblige à me salir les mains. Porter de la haute couture c’est bien, mais pour réparer un moteur ou un convertisseur d’énergie, rien ne vaut une salopette de mécanicienne… Je suis pragmatique, quand même…


Caractère
https://www.youtube.com/watch?v=OTPnWqLEAyM

Enfant, je regardais le ciel bleu de Hyetiana, allongée dans les hautes herbes de la maison de ma mère. Je tendais la main au dessus de mes yeux, les doigts serrés et la paume à plat comme une aile et je m’imaginais qu’elle se transformait soudainement en astronef traversant les airs, les moteurs vrombissants. Et soudain, le sol se mettait à trembler, l’air frémissait et le vacarme saisissant des intercepteurs spatiaux retentissait… Si la plupart des résidentes de la colonie étaient agacées par les acrobaties des folles furieuses de la base locale du corps des chasseresses qui franchissaient le mur du son à basse altitude au dessus des habitations, je les contemplais avec les yeux d’une petite fille gourmande devant une friandise sucrée.

Je volais parmi elles, j’étais un oiseau libre qui virevoltait dans le plus grand des vacarmes. Le vrombissement des réacteurs, les frémissements des ailes sous les turbulences et le sifflement de l’air traversé par ces rapières étincelantes… Je les imaginais allongée dans l’herbe haute et je m’imaginais conquérir des frontières inconnues de l’atmosphère que nulle autre Asari n’aurait jamais vu de ses yeux. C’était un rêve fabuleux où j’imaginais qu’il existait des dimensions inconnues que l’on pouvait traverser en volant dans les cieux...  Comment aurais je pu ne pas être dévorée par l’envie d’apprendre à me mouvoir moi aussi dans les airs ?

Et puis, en grandissant, j’ai appris l’existence de l’espace, infini et mystérieux…

J’ai lancé des cerfs volants dans le ciel, m’accrochant à leurs cordes de toutes mes forces espérant secrètement que les vents m’entraîneraient avec eux. J’ai projeté des avions en balsa depuis les derniers étages des tours d’habitations, m’attirant des regards courroucés des services de sécurité s’inquiétant qu’une enfant indisciplinée s’aventure dans des endroits aussi dangereux et battus par les vents. J’ai bricolé des planeurs en toile et en aluminium, suivant des guides de vol à voile m’attirant les foudres de ma mère qui commençait à se demander ce que sa cadette pouvait bien avoir dans la tête.

Ma voie était toute tracée : Je devais voler, traverser les cieux, franchir le mur du son dans un appareil déclassé et puis franchir la limite de l’atmosphère pour embrasser l’espace infini. Toute ma vie la passion de voler m’a accompagnée. Je crois que je suis restée l’enfant rêveuse qui mimait de ses mains des acrobaties imaginaires qu’elle finirait un jour par réaliser. Tout naturellement, une fois devenue adulte, je suis devenue pilote de chasse. Comment aurai-je pu échapper à l’appel des cieux ? Je voulais une vie excitante et je me la suis offerte.

Rien ne me fait peur quand il s’agit de voler. C’est grisant, exaltant, envoûtant. Je suis accro depuis mon plus jeune age. Si j’affecte cette certaine nonchalance détachée propre aux pilotes casse-cou, je n’en suis pas moins très concentrée. Je sais que la moindre erreur peut me coûter la vie quand je pilote. Chaque vol est un recommencement, chaque jour doit être vécu à fond, sans se soucier du passé. Je prends la vie comme elle vient. Cela ne veut pas dire que je suis insouciante et vaine. Simplement que je laisse d’ordinaire mes démons derrière moi. Quand je n’y arrive pas, j’en assume les conséquences.

Comment aurai-je pu résister lorsque l’on m’a proposé de rejoindre l’Initiative Andromède ? Je voulais être la première à découvrir les cieux d’Andromède. L’initiative avait besoin de pilotes expérimentées et j’étais l’une des meilleures. J’ai signé et malgré les difficultés que nous avons vécu avant l’arrivée de l’Hypérion, je n’ai jamais regretté mon choix.

Je voulais de l’aventure et j’ai été servie. Plus que je ne le souhaitais d’ailleurs… Et puis Jaila est entrée dans ma vie. Ce petit bout de chou d’humaine a bouleversé mon existence. La fêtarde invétérée que je suis a dû se discipliner un peu. Juste un peu, car il m’arrive encore de me réveiller dans un lit sans me souvenir de la personne qui le partage avec moi… Et Jaila ne manque pas de persifler à ce sujet…

On pourrait penser que je ne suis pas une bonne mère pour Jaila mais j’aime à penser que c’est le contraire. Cette petite humaine est mon second rayon de soleil. Je ferais tout pour elle. Nous sommes des rêveuses toutes les deux. Et nous nous comprenons bien. Je l’aime de tout mon cœur et je ne fais jamais rien qui puisse lui nuire physiquement ou émotionnellement. C’est ma puce et elle me fait devenir meilleure.

J’ai une longue habitude de transgresser les règles. Pourquoi changerais je alors que je suis comme cela depuis que je suis enfant ? Forcément, je ne suis pas très disciplinée et je résiste rarement à un défi qui est dans mes cordes. C’est pour cela que je suis devenue pilote de chasse. Et que je suis, par la suite, devenue une libre entrepreneuse spécialisée dans la livraison rapide des colis. Et…je vous ai parlé des courses spatiales auxquelles je participe ? Je vous dirais bien que j’aime me faire de l’argent facile mais en fait c’est plus simple que cela : je suis douée quand il s’agit de voler et j’aime l’excitation de la poursuite…

Dilettante, accro aux sensations fortes, fêtarde et rêveuse… Je crois que ces qualificatifs me résument bien…Mais je suis aussi une mère aimante qui chérit sa fille adoptive. En fait, j’aime simplement croquer la vie à peine dent.



Histoire

Je suis née sur Hyetiana en 2039 selon le calendrier terrien, au cœur de la nébuleuse Siléenne, dans le système de Nahuala.

Ma mère était une matriarche, scientifique renommée, qui effectuait des recherches sur les vestiges Prothéens. Mon père était un explorateur Krogan du clan Nakmor que ma mère avait rencontré au cours d’une campagne de fouille. Comment Vella T'Sali et Krann Nakmor ont-ils pu s'aimer et vivre ensemble quelques temps restera toujours un mystère pour moi. Ma mère était une matriarche respectée, très collet monté qui veillait à toujours paraître irréprochable. Mon père était un Krogan un peu plus futé que la moyenne et plutôt sympathique de mon point de vue mais il ne correspondait absolument pas aux critères élevés que ma mère a tenté en vain de m'enseigner.

Serait-il possible que ma mère si digne et respectable ait tout simplement succombé à une pulsion primaire de type sexuel qu'elle ne pouvait admettre en public ? J’avoue que l'idée m'amuse encore de nos jours. Toujours est-il que cette liaison un brin scandaleuse n'a guère duré. Les bonnes convenances l'exigeaient aurait dit ma mère... Mon père aurait sûrement parlé du « balai dans le cul » de ma mère... Mmm... Je deviens vulgaire mais cette image me fait beaucoup rire. Si l’on me demande si je tiens plus de ma mère ou de mon père, je crois que je viens d’y répondre en écrivant ces derniers mots...

Peu de temps après ma naissance, ma mère m’a emmenée vivre sur Illium, système du Tasalé, Nébuleuse du Croissant. J'aimerai dire que j'ai aimé vivre là-bas mais ma mère m’a inscrite dans une école tout ce qu'il y a de plus stricte et respectable. J'ai détesté. Cela n’a pas arrangé nos relations mère-fille. Nous n'avions jamais été très proches mais plus je grandissais, plus je manifestais une indépendance d’esprit et une fougue (qualifions cela d’un esprit rebelle à toute épreuve) qui ne pouvaient que me conduire à défier ma mère.

Heureusement, nous sommes revenues sur Hyetianna lorsque ma matriarche de mère a été nommée au conseil planétaire. C’était mon vrai « chez moi »... Nous vivions dans la grande maison familiale au milieu de mes tantes et de mes cousines. J’adorais cette maison. Elle était pleine de vie et je trouvais facilement des compagnes de jeu enthousiastes (bien qu’un peu trop sages à mon goût). Il y avait un autre intérêt à vivre sur Hyetianna : le grand champ en pente bordé d'éoliennes qui s'étendait juste sous la fenêtre de ma chambre. C'est à cette époque que j'ai conçu mon premier prototype de planeur et que je me suis cassée pour la première fois mon bras droit. La vie d'une exploratrice des cieux a ses dangers que voulez-vous...

Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mon père. Je le voyais très peu. Ma mère et lui ne sont pas restés ensemble très longtemps. Il nous arrivait de lui rendre visite sur Tutchanka. C'était une visite que ma mère estimait indispensable au bien être de sa fille cadette. Enfin c'est ce qu'elle me disait... Une petite voix persifleuse dans ma tête m'a souvent suggéré que ma mère si digne et respectable ressentait l’envie de s’encanailler. Je me souviens toutefois d'un après-midi sur Tutchanka (j'avais juste l'équivalent d'une dizaine d'années pour vous autres humains) où échappant à la vigilance de ma mère, je m'étais mise en tête d'affronter un dévoreur. J’étais une enfant et je venais de découvrir l'étendue de mes pouvoirs biotique. Stupide non ? On ne m’avait pas assez expliqué que Tutchanka était trop dangereuse pour une enfant, fût-elle biotique. A peine échappée des tunnels Nakmor, je suis tombée face à face avec un groupe de varrens pour lesquels je n’étais qu’une agréable friandise. Heureusement mon père m’avait suivie. J’ai vu une grande forme massive s’abattre sur les varrens et les disperser comme s’ils n’étaient que des fétus de paille. Voilà qui est mon père : un krogan. Je l’ai trouvé plutôt drôle et avec tous mes sourire charmeurs d’enfant, je lui ai fait promettre qu’un jour il m’emmènerait chasser le dévoreur. Inutile de dire que ma mère n’a pas apprécié.

J’avais beau être une enfant, j’étais aventureuse et sure de moi. J’avoue cependant que les dévoreurs n’ont guère occupé la première place dans mes ambitieux et aventureux projets : Je rêvais de découvrir ce qui se trouvait dans les cieux. Je voulais par-dessus tout être une pilote. Tout naturellement, j’ai annoncé un jour à ma matriarche respectée de mère qu’au lieu de vouloir devenir une politicienne respectée ou une brillant scientifique comme elle, je voulais devenir une Chasseresse et piloter un chasseur de combat. Nous avons eu une de nos plus terribles disputes mais je n’en ai fait qu’à ma tête. Je voulais une vie aventureuse tandis que ma mère voulait que j’aie une vie respectable. Si j’ai vécu de nombreuses aventures et mis souvent ma vie en danger, je crois que pour la respectabilité, j’ai encore des progrès à faire…

Quelques années après avoir intégré les Chasseresses et obtenu mon brevet de pilote ainsi que le grade de lieutenant, la Citadelle a été attaquée par les Geths. Je me souviens très bien de ce jour. Avec mon escadrille de pilote de chasse, chargée de la protection du Destiny Ascension, nous avons combattu en première ligne… J’ai perdu trop de sœurs d’arme ce jour-là… On pourrait penser que comme beaucoup d’autres vétérantes, ce que j’ai vécu durant cette bataille contre les Geths me hanterait. Il n’en est rien. Si j’ai perdu de nombreuses amies durant la bataille, je n’ai pas été exposée à l’horreur du combat au sol. J’étais une pilote de chasse de la flotte principale Asari. Je n’ai pas combattu de zombies et de Geths dans les couloirs de la Citadelle. Je n’ai pas eu le temps d’être terrorisée. Dans le feu de la bataille, j’ai ressenti la peur sourde de ne pas rentrer de mission, de sentir mon chasseur se désintégrer sous les tirs des défenses des Geths. Dans l’espace, il n’y a pas de blessés. Pour les chasseurs qui escortent les flottes principales : un coup porté est un coup mortel.

J’ai vu tant des nôtres périr ainsi au cours de cette bataille que j’aurai dû être terrifiée. Pourtant, cette mort que je redoutais était brutale, instantanée… Je revois encore parfois les explosions, mini-soleils infernaux apparaissant devant ma trajectoire et que je devais éviter en serrant les dents, espérant ne pas à mon tour m’embraser parce que j’aurai été touchée. Si je ressentais un frisson d’adrénaline et de terreur alors que je traversais une boule de feu incandescente qui était un instant plus tôt l’appareil de mon ailier, je ne me réveille pas en tremblant de tout mon être la nuit à cause de ces souvenirs.

Pourtant, quelque chose s’est brisé en moi ce jour-là. Le plaisir de voler, de réaliser des acrobaties aérienne a disparu pendant un temps. J’ai ressenti une sorte de traumatisme, je crois. Pour moi, voler c’était un rêve d’enfance et non faire la guerre. Si je rêvais d’aventures et de frissons, je ne rêvais pas de guerre mais plutôt d’exploration et de découverte. Je voulais autre chose et je ne me sentais plus à ma place parmi les pilotes de chasse. J’ai démissionné et quitté les Chasseresses pour devenir une pilote indépendante. En gros, ma tâche était d’acheminer des marchandises et des personnes le plus vite possible et… en évitant les formalités administratives le plus souvent. J’étais douée pour ce travail.

Pendant un temps, j’ai retrouvé le plaisir de voler et de traverser les cieux et l’espace mais cela n’a pas duré : j’avais des scrupules à convoyer certaines marchandises ou personnes. J’ai beau être indisciplinée et rebelle, je ne me sentais pas l’âme d’une criminelle. J’ai toujours refusé de travailler pour certains groupes ou personnes. Pour joindre les deux bouts, j’étais obligée de participer à des courses illégales dans les anneaux d’astéroïdes des systèmes Terminus. J’ai songé un temps à tout abandonner et à rejoindre à nouveau les chasseresses. Et puis j’ai entendu parler de l’initiative Andromède...

Ma tante Talia a toujours veillé sur moi. Sous le nom d’Oracle, elle dirige un cabinet de courtage en information basé sur Thessia et la Citadelle. Je travaillais souvent pour elle car je savais qu’elle ne me demanderait pas de trahir mes convictions. Talia était entrée en contact avec Gien Garson et examinait les candidates Asari qui postulaient au départ pour la galaxie d’Andromède. Elle a songé à moi.

Imaginez ce que j’ai ressenti quand Talia m’a proposé de partir découvrir une autre galaxie… A part ma tante et quelques amies, je n’avais rien qui me retenait dans la Voie Lactée. J’ai même appris que le clan Nakmor serait du voyage. Mon père, voulait partir lui aussi pour fonder un nouvel avenir pour les Krogans.

J’ai signé, plutôt deux fois qu’une. L’Initiative avait besoin de pilotes expérimentés et courageux ? J’étais la meilleure pour ce job ! La perspective de passer 600 ans en cryo ne me posait pas de problème : Etant Asari, j’étais habituée à l’idée que je vivrais suffisamment longtemps pour voir disparaître la plupart des gens auxquels je tenais. Et puis j’ai convaincu Eni de venir avec moi…

Enisphira T’Sime V’anis est une docteur Asari avec qui j’avais eu une aventure. Pour être plus précise, nous avions eu à l’époque l’idée que nous pourrions avoir une relation de couple non exclusive tout en restant amies. Globalement, ça fonctionnait bien entre nous parce que nous avions toutes les deux le même goût pour l’aventure. Elle avait été contrebandière et peut être même pirate… Mais avait tout lâché pour des questions morales… Je lui ai parlé de l’Initiative et j’ai souligné qu’une jeune docteur serait appréciée. Nous avons postulé ensemble et nous avons été engagées.

Et nous voilà parties pour Andromède ! Nous avons fait partie de la première expédition, celle partie avec le Nexus. réveil programmé pour 2818.

Le réveil a été un choc. J'ai fait partie des premières éveillées, tout comme Eni. Le fléau, une galaxie hostile et inhospitalière, des aliens psychopathes et bientôt une rébellion qui a embrasé le Nexus , J'avais envisagé des débuts difficiles mais cela dépassait mes pires craintes. J’ai refusé de me ranger du côté des rebelles. J’étais trop consciente de la situation critique dans laquelle nous nous trouvions et je pensais que nous avions besoin de nous entraider plutôt que de nous déchirer. Pourtant la décision demander aux Krogans de mater les rebelles me parait être la pire décision prises parmi toutes les erreurs que nous avons commises. Nous étions venus dans la galaxie d’Andromède pour créer un monde plus juste et nous étions sensés représenter le meilleur de la Voie lactée… Quel gâchis…

J'ai particulièrement mal pris la décision de trahir à nouveau les krogans. J'ai eu l'occasion de renouer brièvement avec mon père avant que les krogans ne quittent le Nexus pour fonder Néo Tutchanka mais nous avons dû nous séparer à nouveau. Avec Eni, nous nous sommes serrées les coudes en attendant des jours meilleurs. Elle et moi avions fort à faire de toute façon.

Je ne suis pas du genre à m’apitoyer sur le passé mais je me suis sentie découragée. Je me suis accrochée à mes amis et j’ai rejoins l’Apex. J’avais une expérience militaire à offrir à l’Initiative et je ressentais l’envie d’aider autant que je le pouvais. Grâce à mon expérience de chasseresse, sans parler de mes talents de pilote de chasse, j'ai été nommée lieutenante. C'était une grosse responsabilité à laquelle je ne pouvais me soustraire malgré mon peu de goût pour retrouver la vie militaire. Nous avons vécu des temps difficiles et tout s’est arrangé enfin lorsque l’arche Hypérion s’est amarrée au Nexus. Pour nous autres qui étions resté soudés au sein de l’initiative, ce fut une renaissance. J’ai participé de toutes mes forces, multipliant les mission pour l’Apex, servant de liaison avec nos avant postes les plus reculés. Jamais mes talents de pilotes n’ont été mis autant à contribution. Je suis restée avec l'Apex jusqu’à la bataille de Meridian. Peu de temps après, j'ai envisagé de démissionner pour m'installer à mon compte.

Avec Eni, nous avions parlé de nous mettre à notre compte toutes les deux et j'avais commencé à économiser sur ma paye princière d'officier de l'Apex (ben voyons, c'est surtout ma victoire dans une course dans une ceinture d'astéroïdes organisée par le Collectif qui m'a permis d'accumuler suffisamment de fonds) ). J'ai commencé par m'acheter une navette Kodiac AT-47 pour réaliser des livraisons rapides aux avants postes de l'initiative. J'ai repris contact avec mon père et réussit à me faire plus ou moins accepter par certains de ses proches. Je pensais démissionner pour pouvoir me consacrer à notre projet mais la reprise de la guerre contre les Kerts a contrarié nos projets. Je me suis consacrée à ma mission et j'ai rempilé à nouveau à mon grand regret. Après notre victoire, je suis restée plus longtemps que que je ne le pensais dans la nouvelle armée de l'Initiative. Il y avait toujours une situation critique à gérer et nous manquions de pilotes expérimentés.

J’ai fini par quitter l’Apex quatre ans après la bataille de Meridian. Mon escadrille était chargée de surveiller les activités de contrebandiers dont les trafics ulcéraient les Roekkars de Voeld.  Ce genre de conflit pouvait créer des tensions entre l’Initiative et les Angaras. Un événement m’a marqué plus particulièrement et a changé ma vie. Je le revis souvent en rêve. Il commence toujours de la même façon :

« - Zoulou 2 à Zoulou Leader : Demande permission de tirer un coup de semonce. »

Collée aux six heures du chasseur Roekkar, je bombarde son radar arrière de signaux d’impulsions et de visées. Je serre les dents. Pourquoi ne décroche t’il pas ? Il voit bien que je vais le descendre pourtant …

« - Zoulou Leader à Zoulou 2 : Interdiction de tirer, je répète, interdiction de tirer. »

Quoi ? Mais pourquoi ? Dans moins d’une minute le chasseur que j’ai pris en chasse sera à portée de torpille du cargo contrebandier et les Roekkars ont été clairs : Ils ne nous laisseront pas l’aborder. Ils veulent simplement le détruire sans se soucier de l’équipage.

« - Zoulou 2 à Zoulou Leader : Le chasseur ne décroche pas malgré mes avertissements. Il va tirer. Demande autorisation d’effectuer un tir de semonce. »

Pourquoi ce pilote insiste t’il ? Il voit bien que je vais l’abattre, non ? Il a tenté de m’échapper trois fois et je lui ai collé aux fesses à chaque fois. J’inonde à nouveau ses senseurs arrière d’échos radars et de lasers de visés. C’est tout juste si je ne grille pas ses circuits…

« - Zoulou Leader à Zoulou 2 : Interdiction de tirer tant que le chasseur n’a pas enfreint nos directives. Restez dans ses six heures. Il va décrocher. »

Je réprime un juron. Par la Déesse… Pourquoi le capitaine ne comprend pas que le chasseur va tirer ? Cet idiot veut appliquer le règlement à la lettre mais… Le chasseur plonge droit vers les propulseurs du cargo contrebandier. Mes senseurs indiquent qu’il a verrouillé ses senseurs sur le cargo… Je plonge à sa suite, le collant de si près que l’avant de mon chasseur se met à vibrer dans le sillage du réacteur de l’appareil Roekkar. Je presse sur la touche holo du communicateur.

« - Chasseur Roekkar, j’ouvrirai le feu si vous ne dégagez pas immédiatement ! »

J’entends un nouvel avertissement du Leader :

« - Zoulou 2 vous êtes trop proche. N’ouvrez pas le feu. Je répète n’ouvr… »

Une alarme retentit soudain et je vois avec effarement un point rouge se détacher du chasseur Roekkar. Le salaud… Il a tiré. Le pilote se dégage sur la droite mais je lui colle à nouveau aux fesses. Il part soudain en vrille pensant m’échapper mais je plonge sur lui et une nouvelle fois mes radars de visée se verrouillent sur son appareil.

« - Zoulou 2 : Ne tirez p… »

Gotcha ! Je t’ai espèce de salaud !

« - Trop tard ! »

Je presse le bouton de tir et deux lasers transpercent soudain le chasseur malgré ses boucliers. Il explose et les débris se désintègrent sur mes boucliers. Je vire à nouveau pour observer, impuissante, le sort funeste du cargo contrebandier… La torpille se rapproche de sa propulsion et la frappe de plein fouet. L’explosion désintègre littéralement la poupe du cargo. Celui-ci part en vrille et des morceaux se détachent au milieu d’une boule de feu incandescente… J’entends le hoquet du chef d’escadrille…

« - Et merde… Escadrille Zoulou, engagez le combat contre les chasseurs Roekkar. Virez les de mon espace ! »

Je sens des larmes couler sur mes joues… Le cargo se désintègre secoué par une série d’explosion… Il n’y aura pas de survivants… Une alarme retentit et un signal vert apparaît sur mon écran de contrôle : Une capsule de survie ? Comment a-t-elle pu s’échapper alors que le cargo est parti en vrille ? Soudain je m’avise qu’il y a une petite chance qu’il y ait des survivants… Je vire sur la gauche et je suis la trajectoire de la capsule. Je distingue une traînée d’air qui s’en échappe… J’espère que les survivants portent une combinaison de survie…

« - Ici Zoulou 2 : Je suis dans le sillage d’une capsule de survie. Elle est dépressurisée. Je vais tenter de m’approcher et de faire ce que je peux pour lui porter assistance… »

Je réduis ma vitesse, usant des propulseurs de position et mon chasseur s’approche tout près de la capsule… Elle est toute petite et semble en mauvais état… Elle a pris un impact sur son arrière d’où s’échappe une traînée de gaz… C’est du carburant et non de l’oxygène… La capsule peut exploser à tout moment. Il suffirait d’une étincelle dans les circuits  endommagés pour que tout s’embrase… Je songe à m’éloigner à distance raisonnable mais soudain mon regard est attiré par un visage qui vient d’apparaître derrière un hublot : C’est une petite fille humaine. Elle porte une combinaison intégrale mais je distingue des larmes qui coulent sur ses joues derrière la visière de son casque. Elle serre dans ses mains une poupée. Sa combinaison est constellée de gouttelettes de sang… Je n’ose imaginer ce qui s’est passé dans cette capsule de sauvetage éjectée bien trop brutalement par l’explosion du cargo… J’ai réduit ma vitesse pour rester au niveau du hublot et je ne peux quitter la petite fille du regard. La mort dans l’espace ne m’est que trop familière, mais elle n’a jamais eu le visage d’une petite enfant humaine en pleurs…

Je blêmis soudain : Derrière la petite, je distingue des étincelles. Et de la fumée. Si la fuite de carburant s’est aussi produite à l’intérieur, une explosion va se produire et… Une voix résonne dans mes oreilles. C’est mon chef d’escadrille.

« - … à Zoulou 2, répondez. »

Je prends conscience que je suis resté figée devant le visage de l’enfant humaine. Elle me fait un signe et je lui souris, tenant de paraître plus confiante que je ne le suis.

« - Ici Zoulou 2, la capsule va exploser. Je vais tenter de sauver les occupants. »

« - Négatif Zoulou 2. Eloignez vous sur le champ. Les Roekkars sont encore en état de combattre. Retournez au combat. »

Je presse un bouton et un câble d’amarrage jaillit de mon chasseur pour arrimer la capsule. Je presse le système d’ouverture latéral et je dépressurise mon cockpit. Je presse une dernière fois le bouton de mon communicateur :

« - Chrrrrrrrr… vous entends très mal… Chrrrrrrrrrr… communicateur… Chrrrrrrrr en panne… Je procède au sauvetage…. Terminé. »

Je me glisse hors de mon siège de pilotage et je flotte jusqu’au sas qui s’est ouvert. M’accrochant au câble d’amarrage, je sors dans l’espace. La capsule tremble soudain quand je m’agrippe à sa trappe d’accès : la traînée de gaz qui s’échappe a dévié la trajectoire de la capsule et celle-ci a heurté mon chasseur. Je me concentre et me souvenant des cours de mon instructrice biotique, je crée autour de moi un champ de protection fixé entre mon chasseur et la capsule.… Celle-ci propulsée à nouveau par le gaz expulsé frappe mon bouclier mais cette fois elle se stabilise dans toucher mon chasseur.

« - Par la Déesse… »

Je prends pied sur la trappe d’accès de la capsule. J'actionne le panneau de contrôle pour ouvrir la première porte du sas et je rampe dans le conduit d’accès pour atteindre le seconds sas… Une nouvelle fois, la capsule frémit… Je n’ai guerre de temps pour agir. Une fois la porte externe refermée, j’ouvre la porte intérieure et je pénètre dans la capsule. Il y a des gouttelettes de sangs qui flottent dans les air. Je distingue deux corps inanimés qui flottent dans les airs, le visage déformé par le manque d’oxygène et le corps brisé par le choc de l’expulsion… Les pauvres, ils n’ont pas eu le temps de s’attacher et la violence de la séparation les a projeté contre les parois de la capsule. Leurs casques se sont brisés et ils ont fini par mourir asphyxiés, les os brisés… La petite fille me regarde. Elle serre toujours dans ses mains sa poupée mais ses yeux se posent sur les deux morts, un homme et une femme… Serait ce ses parents ? Je m’approche d’elle doucement et je lui tends la main…

« - Viens… Je t’emmène... »

Elle hésite et je découvre une expression résignée sur son visage. Je pose ma main sur son casque et doucement je la serre tout contre moi pour la soulever.

« - On ne peux plus rien faire… Je vais m’occuper de toi, ma puce. Je te promets que tu vas t’en sortir… »

Lentement, je me dirige vers le sas et je vérifie l’étanchéité de la combinaison de la petite fille…Elle n’a presque plus d’oxygène…Je raccorde sans rien dire sa réserve à la mienne. Je dresse un bouclier biotique autour de nous.

« - On est ensemble à présent. Regarde, tu vois cette barrière bleu autour de nous ? Elle va nous protéger. Je m’appelle Cylia. Tu vas voir, je suis magicienne… »

La petite fille serre ses bras autour de moi et hoquette de surprise quand nous sortons dans l’espace. Au loin je distingue deux chasseurs de notre escadrille qui pourchasse un appareil ennemi… Je prends appuis sur la paroi derrière moi et je bondis vers mon chasseur. Nous nous faufilons par la trappe de sortie et je guide ma protégée vers l’habitacle. Je referme derrière nous…

« - On va s’en sortir ma puce… »

Je m’assois sur mon fauteuil et je l’assoie sur mes genoux. Je modifie le harnachement pour que nous soyons toutes les deux bien attachées.

« - Les méchants vont nous tuer ? »

Je pose mon menton sur son épaule et je serre doucement sa main.

« - Non ma puce parce que je suis une super pilote. Aller, accroche toi bien d’accord ? »

Je presse les gaz et mon chasseur bondit au loin. Nous sommes toutes deux collées au fauteuil par l’accélération. Un instant plus tard, la capsule explose derrière nous et un chasseur Roekkar file, poursuivi par deux chasseurs de l’Initiative. Je mets le cap vers l’Avant poste sur Voeld serrant la petite fille tout contre moi.

« - Comment t’appelle tu ? »

La petite fille tourne la tête vers moi pose son casque contre le mien

« - Jaila… »

Pourquoi cette scène me hante t’elle autant ? Je n’en sais rien. J’ai frôlé la mort ce jour là et j’ai désobéis aux ordres. J’ai été consignée et interdite de vol par mon chef d’escadrille furieux. J’ai démissionné quelques jours plus tard. Quelque chose s’est brisé en moi ce jour là. Si j’aimais toujours piloter, je me suis rendu compte que je ne voulais plus tuer. Ni voir des personnes sous ma responsabilité mourir… C’est Jaila Wong qui m’a fait découvrir cela.

Qu’est elle devenue au fait ? La petite avait perdu ses parents dans l’expulsion de la capsule. J’ai cherché sa famille ou des proches mais je n’ai trouvé personne qui tenait à elle. L’Initiative aurait pu s’occuper d’elle mais… Je m’étais attachée à elle… Et elle, à moi… Je l’ai adoptée. Le reste c’est une autre histoire que je vais vous raconter.


JAILA

Voilà la suite de l’histoire. Je préfère vous la raconter telle quelle. La scène s’est déroulée quelques jours plus tard dans le centre médical de l’Initiative sur le Nexus. Laissons mes souvenirs parler :

« - Comment va t’elle ? »

Je me tourne vers la doctoresse humaine qui s’est occupée de la petite Jaila.

« - Pas très bien. Elle va bien physiquement mais… Elle s’est repliée sur elle-même. Je pense que le choc psychologique et le traumatisme de la mort de ses parents ne sont pas uniquement responsables… »

Mes doigts se crispent malgré moi.

« - C'est-à-dire ? »

La doctoresse me montre le lit. Je pose une main sur la cloison et je  regarde la petite fille humaine au travers de la baie vitrée de l’infirmerie. Elle dort sur sa couchette. Elle serre tout contre elle sa poupée et s’est recroquevillée sous les draps. C’est la seconde fois que je lui rends visite depuis que je l’ai sauvée. J’aurai aimé prendre plus tôt de ses nouvelles mais j’ai été mise à pied et j’ai dû me défendre des accusations de ma chef d’escadrille.

« - Je pense que Jaila est sujette à un autisme léger. Elle se coupe naturellement du monde qui l’entoure. D’un point de vue récupération psychologique, c’est presque une bonne nouvelle : Elle échappe en partie à l’horreur de la perte des siens. Seulement d’un point de vue développement affectif, j’ai peur qu’elle ne régresse… Elle doit apprendre à affronter ce qui lui arrive et à faire face, sinon elle ne pourra pas grandir et devenir indépendante. »

Je pensais naïvement que je l’avais sauvée… Je regarde la doctoresse, me sentant impuissante.

« - Je peux la voir ? Je veux dire…  quand elle sera réveillée… »

L’humaine me fixe longuement.

« - Jaila n’est pas endormie. Elle s’est juste coupée de ce qui l’entoure… Elle vous a appelée, vous savez ? »

Je la regarde, surprise.

« - Pourquoi ? »

J’ai consulté les données de la colonie dans l’espoir de retrouver quelqu’un qui pourrait s’occuper d’elle. Lorsque Jaila a quitté l’infirmerie de la colonie, je l’ai conduite au Nexus. Là je l’ai confiée au service médical en espérant qu’ils puissent s’occuper d’elle. Je l’ai tenue dans mes bras tout le trajet, l’entourant de mon aura pour la rassurer.

« - Peut être parce que vous avez développé un lien avec elle… Je ne saurai dire… Elle sait que vous êtes là, regardez…. »

Jaila a ouvert les yeux et nous regarde au travers de la vitre. Suivant mon intuition, je presse le bouton d’ouverture du sas et je pénètre dans sa chambre. Je m’approche de son lit et à ma grande surprise, elle se redresse et se glisse dans mes bras. Je reste interdite un court instant, avant de la serrer doucement tout contre moi…

« - Cylia. »

Je regarde la doctoresse sans comprendre et je pose mes yeux sur le visage de Jaila.

« - Bonjour ma belle… Tu vas bien ? »

« - Oui. »

Le Dr Williams s’approche de nous et s’accroupie devant la petite fille. Elle caresse doucement sa joue avant de lui dire d’une voix douce.

« - Tu es contente de voir Cylia ? »

Jaila me serre très fort soudain et d’une voix entrecoupée de sanglot, elle dis ces mots qui resteront gravé dans ma tête à jamais :

« - Oui… Elle m’a sauvée des méchants et elle est toute bleue comme ma poupée… »

Je pose mes yeux sur la poupée de chiffon qu’elle tient dans ses doigts. Je ne m’en étais pas rendue compte avant : elle représente une Asari… Pourquoi ne l’ai-je pas compris plus tôt ? Une aura bleuté nous enveloppe soudain et je sais que cette petite fille humaine a conquis mon cœur…

C’est étrange n’est ce pas ? Je vous raconte tout ceci comme si vous le viviez au travers de mes yeux mais je ne peux vous faire ressentir combien je me suis sentie désarmée en face de cette petite fille humaine que j’ai sauvée et qui s’est accrochée à moi comme si j’étais la seule chose qui lui restait. Je l’ai serrée contre moi, bouleversée. J’aurai voulu lui dire combien j’étais désolée, combien je regrettais de n’avoir pu abattre le meurtrier de ses parents avant qu’il ne tire et transforme le cargo en boule de feu incandescente… J’aurai pu désobéir aux ordres et descendre ce salaud avant qu’il ne commette l’irréparable mais j’ai choisis de ne rien faire. Je me sentais coupable.

J’avais vu des horreurs terribles à notre arrivée à Héléus et je m’étais forgée une armure étincelante de pilote de l’Apex. J’avais combattu pour notre sauvegarde et alors je ne me posais pas la question de la moralité de mes actes. C’était vivre ou mourir. Tout était simple parce que nous n’avions pas le droit à l’erreur. Je me suis crue invulnérable et j’avais tord. Là dans cet hôpital sur le Nexus, cette petite fille humaine a fendu mon armure et touché mon cœur de rebelle.

Je me souviendrais toujours des mots qu’a eu la doctoresse quelques jours plus tard alors que je tenais Jaila sur mes genoux et que je lui parlais de tout et de rien, mais surtout de ma passion pour le vol dans le ciel d’Hyetiana :

« - Vous êtes bien toutes les deux ensembles. »

Ensembles ? Elle avait mis les mots sur ce que je n’arrivais pas à exprimer. Il m’a fallut penser longuement à cette idée et  commencer à me renseigner sur les démarches mais je voulais que Jaila soit heureuse et je voulais faire partie de sa vie. Ce n’était pas lié au sentiment de culpabilité que je ressentais. C’était pour moi une façon de tourner la page. Et j’adorais cette petite humaine. Elle me regardait avec ses grands yeux sérieux et je lui faisais ma grimace préférée. On riait toutes les deux et le lien entre nous devenait plus fort. Elle aimait m’entendre parler de pilotage et de rentrée en atmosphère, j’étais fascinée par son aptitude miraculeuse à  comprendre comment marchaient les appareils qui l’entouraient.

J’appréhendais de parler de l’adoption avec Jaila mais quand j’ai trouvé le courage de le faire (une fois m'être assurée qu’elle n’avait personne d’autre pour la recueillir) elle a juste sourit et m’a demandé si je m’occuperais d’elle comme elle s’occupait de sa poupée bleue… Voilà… Je suis devenue maman...

Je souris souvent en repensant à la tête d'Eni quand je suis rentrée au Nexus avec Jaila dans mes bras. Elle m'a taquiné longtemps sur le fait que j'étais rentrée en phase "Matrice conservatrice" alors qu'elle était une "Demoiselle rebelle". C'était faux bien sur : je suis toujours plus insouciante que mon amie. Elle est médecin et se préoccupe des conséquences tandis que je suis une pilote aventureuse qui vit l'instant présent. C'est vrai, devoir m'occuper de Jaila m'a un peu changée. Je devais m'occuper d'elle et veiller sur son bien être.

Nous avons vécu toutes les trois au Nexus jonglant entre nos deux appartements, nos responsabilités et notre activité de convoyage en navette rapide. Nous avons relancé notre projet de nous établir comme convoyeuses indépendantes et négociantes. Dans un premier temps, je supportais seule le poids du développement de notre activité. Grace à mes liens renouvelés avec mon père, j’ai réussi à décrocher des contrats pour Néo Tutchanka.  Eni avait conservé son emploi de médecin pour nous assurer un salaire régulier. Elle s'occupait de ma petite protégée quand je m'absentais pour effectuer des livraisons. C'est d'ailleurs Eni qui a révélé la technicienne de génie qui sommeillait en Jaila. Elle était presque miraculeuse.

Ma petite fille humaine restait le plus souvent dans son monde, nous gratifiant de sourires radieux chaque fois qu'on lui confiait un nouveau jouet. Puis elle le décortiquait avec soin avant de le remonter de façon surprenante, en y mêlant le plus souvent des composant trouver ça et là... Et dont elle semblait ne pas comprendre qu'ils puissent nous manquer... Nous avons perdu un omnitech tout neuf, une machine à café, plusieurs datapad et une combinaison de survie toute équipée avant que nous n'arrivions à lui faire entendre raison.

Au bout de cinq ans, nous avons économisé assez de crédit pour nous acheter un cargo rapide que nous avons nommé Nebula. J’avais réalisé coup sur coup deux affaires très fructueuses et grâce aux économies d’Eni et à la vente de nos appartements au Nexus, nous avons enfin atteint le but que nous recherchions. Bien sur, nous avons des traites à payer mais maintenant nous avons toutes les cartes entre nos mains. Nous avons loué un entrepôt sur Eos près des pistes d’atterrissage de Prodromos et nous avons enregistré notre activité sur les registres de la colonie ainsi que sur ceux du Nexus.  J’ai déposé le nom de notre entreprise :

NEBULA Delivery Inc.

C’est un peu grandiloquent mais qui sait, un jour ce nom sera peut être célèbre ? Le Nebula semble correspondre à tout ce que nous espérions. On a même installé un aquarium dans la cabine.

Ah oui j’oubliais… Le talent inné de Jaila pour tout ce qui est technique et ingénierie a pris un tour assez surprenant… Sa cabine dans le Nebula et sa chambre sur Eos sont remplies de noyaux reliquats bricolés. Impossible de savoir ce qu’elle trafique exactement : Elle a maintenant 11 ans et elle promet d’être aussi rebelle que je l’étais. Un gros écriteau avec marqué « Danger, ne pas approcher. Seules les personnes de moins de 12 ans sont autorisées à entrer » est placardé sur sa porte. Je me demande si je dois m’inquiéter… Voyons, à son âge est ce que j’avais des projets un peu risqués ? Mouais… J’ai l’impression que la Déesse va me faire payer mon enfance turbulente…



Complément d'information

Archétype Biotique : Expérimentée
Archétype Technologique : Pirate
Archétype Furtif : Agile
Archétype Militaire : Entrainée
Archétype Combattant : Pugilliste
Archétype Duelliste : Epéiste

Capacités Biotiques : Télékinésie, Projection, Incision et Contrecoup
Capacités technologiques :
Capacités Militaires : Mitraillette et armes de poing, épée Asari et Fusil de précision


Complément d'information

Équipement et possessions : Je suis actuellement une convoyeuse indépendante. Avec Enisphira T’Sime V’anis nous possédons à présent un vaisseau cargo très rapide.

NEBULA : CARGO DE TRANSPORT RAPIDE



♦ 44m (Lo) - 6m (H) - 14.2m (Env)
♦ Jusqu'à 18 places optimales (sans compter l'équipage).
♦ Équipage minimum : 2-4 personnes
♦ 22 jours d'autonomie
♦ Boucliers et système furtifs.

Le Nebula est plus petit que les cargos de transport classiques. Sa soute est étroite ce qui rend parfois le chargement difficile en raison de la difficulté d'y accéder avec des engins de treuil ou des grues. Par contre quand on dispose de pouvoirs biotiques cet inconvénient est aisé à contourner. Les moteurs et le réacteur ont été modifiés pour mettre l'accent sur la rapidité. L'autonomie est plus faible qu'un cargo normal (22 jours au lieu de 30) mais le Nebula peut rivaliser avec certaines navettes en terme de vitesse même s'il n'a pas leur agilité et leur capacité d'accélération. C’est un vaisseau avec lequel une pilote douée peut jouer.

Armes : Mitrailleuse Frelon et pistolet Sidewinder
Armurerie : Fusil Vyper et épée Asari.


Complément d'information
Signe(s) distinctif(s) :
Relations avec les autres : Relation libre avec Enisphira T’Sime V’anis
Des liens prédéfinis ? : Krann Nakmor, père vivant à Néo Tutchanka (libre)
L'objectif de votre personnage à long terme ? : Découvrir, explorer, voler et aimer… Et éviter que Jaila ne crée un reliquat tueur par mégarde…


Plus sur vous (facultatif)
Célébrité sur l'avatar (seulement si besoin) :
Comment avez-vous connu le forum ? Recherche Google
Est-ce un double compte ? Non
Des remarques ? La police de caractère de la fiche est toute petite.

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MessageSujet: Re: Cylia T'Sali   Jeu 4 Mai - 9:58
Salut salut, et encore une fois : bienvenue sur le forum !

Alors, après lecture de ta fiche, je te demanderai juste deux ajouts, avant de pouvoir te valider. Premièrement, j'aimerais que tu ajoutes quelques dates (pas trente mille, mais juste quelques unes, pour les événements importants, comme ta naissance, ton aventure sur Tuchanka, la rencontre avec Jaila, ...). Et ensuite, j'aimerais que tu précises ce qu'il s'est passé avec ton personnage après l'adoption de Jaila. En effet, tu dis avoir démissionné et être devenue une pilote indépendante, mais c'est un peu vague. Pas besoin d'ajouter cinquante paragraphe, mais juste préciser en quoi consiste ton travail ! Précise aussi quand et comment tu es venue à vivre sur Eos, vu que c'est mentionné dans le premier cadre de la fiche, mais qu'il n'y a pas de mention à cela dans le reste de l'histoire ! Mrred

Voilà, c'est tout ! Lorsque ce sera fait, je pourrai te valider. :)
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MessageSujet: Re: Cylia T'Sali   Sam 6 Mai - 0:14
Voilà, j'ai fait les modifications que tu as demandé :
- Quelques dates
- Précisions sur mon age lors de mon escapade sur Tutchanka
- Précisions sur mes liens renoués avec mon père qui a émigré lui aussi vers Andromède.
- Détails sur ma vie à l'arrivée dans le secteur Héléus
- Un long passage sur mon passage au sein de l'Apex et ma démission par la suite.
- Description rapide de mon vaisseau cargo en adaptant le nouveau document sur les vaisseaux.
- Précision sur Jaila et notre vie avec elle.

J'espère que cela te conviendra. :)



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MessageSujet: Re: Cylia T'Sali   Sam 6 Mai - 11:02
Bien, avec ces modifications, je peux te valider ! Si tu veux rechercher un RP, penses à passer par ici ; si tu souhaites approfondir ton personnage et son histoire, n'hésite pas à créer ton Journal de bord ! Et si ce n'est pas encore fait, tu peux également jeter un coup d'oeil au Codex des Archétypes si tu veux mieux appréhender le combat IRP !

Bonne chance dans Heleus !
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MessageSujet: Re: Cylia T'Sali   
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Cylia T'Sali

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