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 Dans le Souffle

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MessageSujet: Dans le Souffle   Dim 30 Avr - 21:08
Intervention MJ : NonDate : Avril 2830 RP pouvant être violent
Coraan Halcyon / Cal Wood / Lynn van der Wield
DANS LE SOUFFLE




    Port-Kadara



Coraan était loin d'être le seul a apprécier le nouveau climat qui s'était peu a peu installé sur la planète. Il était encore loin d'être parfait, mais il demeurait toujours plus agréable. Notamment moins toxique. Le sable et la terre non fertile avait laissé petit à petit place à de l'herbe, et à des arbres qui poussèrent çà et là, jusqu'à donner des forêts plus ou moins grandes. La magie des caveaux demeurait inaccessible au commun des mortels, mais tout le monde, si ce n'était tout le secteur, était au courant de ces caveaux et infrastructures. De très fortes recommandations si ce n'est interdictions avaient été imposées sur la plupart des structures reliquates. Coraan luttait contre son instinct de ne pas s'y aventurer. Après tout, il était un technicien qu'il espérait hors-pair, et peut-être trouverait-il son bonheur, ou un moyen de comprendre les reliquats, voir même d'avoir un dialogue. Kadara était encore plus assujettie à ces interdictions que d'importants groupes ou organisations criminelles agissaient dans les badlands ou en Draullir, où justement se trouvaient certaines de ces fameuses infrastructures. Entre les robots tueurs et les pillards, il ne valait mieux pas trop s'approcher de ces zones, a moins d'être bien équipé et accompagné.

« Merci. », dit-il en versant les crédits par le biais de son omnitool bleu à la barmaid Umi Henon, toujours tenancière du Chant de Kralla depuis l'installation des Insurgés à Port-Kadara. Il prit ce qui ressemblait de près à une boisson chaude - un café ? - et s'accouda au balcon du bar.

Quoi qu'il en fut, il ne s'agissait pas là de l'ordre du jour. Comme souvent, Coraan appréciait la vue au petit matin, depuis les balcons de Port-Kadara sur les pitons qui commençaient a se recouvrir de verdure, du lever de soleil. C'était un de ses petits rituels sur la planète. Il n'avait pas d'appartement ou de chambre attitrée à Port-Kadara, alors il se levait tôt de C-KANMEM pour profiter de ce spectacle chaque jour plus beau. Le développement des colonies et villes avaient vu aussi l'augmentation du trafic spatial, et l'on pouvait maintenant, en plus de voir les levers et couchers de soleils, observer les vaisseaux s'envoler, atterrir, ou simplement transiter au dessus des vallées et pitons.

Son omnitool bipa, un bip que seul lui entendit grâce à la petite oreillette discrète glissée dans son oreille. Un petit gadget qu'il s'était fabriqué lui-même, craignant que certains outils de ce genre vendus par des particuliers ou groupes ne soient modifiés ou agrémentés de composants indésirables. Il était tôt, alors cela l'étonna. Il actionna l'interface haptique sur son bras gauche qui s'illumina d'un bleu roi. Un message. Un travail, même. Il ne passerait donc pas son temps à C-KANMEM, aujourd'hui.

Aujourd'hui, la tâche était importante, d'où l'heure avancée du message : un parc d'éoliennes, profitant autant à C-KANMEM qu'à Port Kadara, émettait des rapports d'avaries. En clair, des éoliennes ne fonctionnaient plus. Premièrement, Coraan haussa les sourcils : il n'était pas spécialisé dans ce genre de choses. Mais si l'on avait fait appel à lui, c'est soit qu'il n'y avait personne de disponible (ou qu'on osait pas réveiller), soit qu'il était tout à fait capable de gérer cette petite situation.

Il termina son café, et se dirigea vers l'un des ascenseurs afin de descendre dans les bas-fonds. Pendant le trajet, il se dit qu'il pouvait s'agir de n'importe quoi. Un problème mécanique, des baisses de tensions ayant fait disjoncter le réseau électrique, des fusibles abîmés, ou encore des glissements de terrains ou de rocher, comme il n'était pas rare d'en trouver, surtout dans les goulets parfois étroits entre les énormes et hauts pitons. Il restait une autre option, qu'il n'espéra pas bien sûr : des récupérateurs, voir pire, des pillards.

***




    Les Badlands



A califourchon sur une moto-cross, aux pneus a gros crampons pour affronter les terrains parfois sablonneux ou difficiles d'accès de la planète, il n'était pas loin du dit parc d'éoliennes. Il était juché sur une petite corniche qui surplombait le fond du goulet, entre deux pitons rocheux. L'endroit parfait pour bien capter le vent par les éoliennes qui tournaient sur un axe vertical plutôt qu'horizontal, prenant trop de place dans ces endroits exigus. Il grimpa le petit chemin en faisant crier un peu le moteur, et arriva sur la corniche. A côté du parc, qui s'étendait sur une partie artificielle constituée de passerelles sur pilotis, avait été construit deux-trois bâtiments de petites tailles. Ils renfermaient sûrement des locaux techniques ainsi que du matériel. Le parfait endroit pour de la récup...

En premier lieu, quand il s'arrêta puis coupa le moteur pour mettre le véhicule sur stabilisateurs, c'était le silence. Mis à part le léger vrombissement et rares sifflements émis par les éoliennes, il n'y avait pas un chat. Si le message avait indiqué qu'il y avait un contact sur place, Coraan se serait inquiété. Il se dirigea alors vers le local technique afin d'en savoir plus, cela lui ferait un point de départ. En empruntant les passerelles, il sentit alors les courants d'air frais, qui le firent frissonner. Il portait alors sa veste en cuir marron et son pantalon type treillis noir, dans lequel il pouvait profiter des nombreuses poches à disposition. Dans d'autres circonstances, il aurait enfilé son armure "de travail", et c'est en se trouvant sur place qu'il regretta son laxisme.

Quand il se trouva face à la porte du local technique, il fut étonné d'abord que la porte n'était pas verrouillée. Il avait les codes dans son omnitool, mais le pire, c'est que la porte était carrément ouverte. L'on pouvait déjà voir l'ensemble des ordinateurs, outils de contrôle, et transformateurs énergétiques. D'un jet d'oeil sur la pièce, tout semblait en ordre. Il haussa les épaules et s'engagea dans les différentes travées contenant les armoires et blocs techniques et électroniques.

« Voyons voir ça... »

Tout semblait si calme. Il se dirigea vers la première console, et lança le diagnostic, afin de savoir si tout était en ordre. Effectivement, il y avait plusieurs avaries. Un cinquième des éoliennes étaient éteintes, et deux ou trois semblaient avoir des problèmes techniques avérés.

Jusqu'à ce qu'il entendit des bruits de pas sur les grillages qui formaient les passerelles. Il se retourna alors d'un geste vif, dégainant ce qui ressemblait à un Carnifex.

« Wow ! Wowowowowow. On se calme, mon ami. », un Turien. En armure. Armes dans le dos. Il leva automatiquement ses deux mains à huits phalanges, comme un signe de reddition. « Je suis venu, comme ça, je passais dans le coin, j'ai vu la moto et votre silhouette. De loin, on aurait dit un récupérateur. »
« De bon matin ? », dit Coraan en souriant légèrement, et abaissant son arme. « Je ne suis pas un récupérateur, je suis là pour réparer le parc. Y'a du boulot, alors je vais en avoir pour au moins toute la matinée. »

Le Turien sourit. Il avait l'air sincère, mais cela paraissait louche pour l'ex-militaire...

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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Lun 1 Mai - 1:53
TAUDIS - BADLANDS DE KADARA

Comme leur nom l'indique avec éloquence, les Badlands n'étaient pas du tout réputés pour leur accueil chaleureux et leur démonstration de richesse. Il s'agissait plutôt d'une étendue de sites et terrains plus ou moins hostiles et disputés. Sans les bonnes informations, il était largement possible de se retrouver sur une terre anarchiste ou pire : cannibale. Voire éventuellement les deux. Bien entendu, à d'autres moments, il s'agissait simplement des "habitats" de ceux qui n'étaient pas bienvenus sur Port-Kadara ou dans l'enceinte du Nexus, sur cette colonie prometteuse qu'était C-Kanmem. Ou bien, il existait également des personnages ayant choisis l'indépendance, tels des ermites. Cal Wood se situait entre les deux. Il avait ironiquement choisi l'exil, malgré lui, parmi des exilés. Sur une planète fondée par eux. Mais après tout, qu'y pouvait-il ? Il l'aimait, ce trou, en dépit des frayeurs que cela lui occasionnait.

Actuellement, il était néanmoins dans une mauvaise passe. Ce trou lui en avait apporté d'autres, suite à un léger malentendu avec le Charlatan... Son exécution s'était terminée par une fuite en règle, agrémenté de quelques souvenirs et potentielles cicatrices. Il s'en était retourné dans son taudis, un préfabriqué abandonné près d'un mini-lac. La décoration était sommaire : un matelas, quelques conteneurs, une chaise, un terminal de fortune et une sorte de bureau qui servait de dépotoir. Il y avait aussi un semblant de coin cuisine, avec un évier - ou plutôt un bac -, où trônaient un liquide rougeâtre, une seringue et des bandages. Non-loin de là, un corps qui n'esquissait aucun mouvement. Il était par terre, allongé et pratiquement nu. Le maitre des lieux, dans un état virant entre lamentable et critique. Son teint blanc le desservait à coups sûrs et il était soit mort, soit plongé dans un très long sommeil.

Soudainement, l'homme ouvrit les yeux. Après quelques secondes de battement, il se redressa et poussa un énorme râle au passage. « Meeerde. » s'exprima t-il, plissant les yeux et affichant une mine douloureusement affectée. Il attrapa la première bouteille d'alcool qui passa sur son chemin et en bu une bonne gorgée avant de se recoucher. Et de s'endormir aussitôt.


PARC ÉOLIEN - BADLANDS DE KADARA - 4 JOURS PLUS TARD

Il le tenait dans son viseur, son sombre inconnu. Enfin, si tant est que l'autre embourbé de turien voulait bien se bouger légèrement. « Mec. Bouge... » Il réglait toujours la lunette. « vers... » Il n'était pas aidé. « la droite... » Circonspect, il éloigna la tête de son arme. « Ok, l'autre droite. » Pas aidé du tout.

Quinze minutes plus tôt, son comparse et lui étaient venu opérer un vol en bonne et due forme. Ou plutôt un emprunt. A plus ou moins long terme. Cela dépendait du point de vue et de la façon dont la question était posée. Dans tous les cas, il semblait impossible de provoquer quelques anomalies d'une part des eoliennes sans alerter les pontes locaux. Puisqu'ils n'avaient pas eu le temps de déguerpir, ils avaient pensé autrement. Il fallait dire qu'il n'était pas censé y avoir de victime, mais il n'était pas non plus censé y avoir d'alerte. Au final, c'était un plan stupide.

Mais un contrat, c'est un contrat. Et quand ça émane de Nihin, ça paye bien, qu'on se le dise. Même s'ils lui avaient refourgué un milicien des plus random, il fallait bien faire le boulot. "Torven", qu'il s'appelait. Bref. Il y avait donc trois choix : se cacher et attendre, fuir à la première occasion ou bien prendre le mécano par surprise. Comme Torven était dans une lignée de turiens aimant un peu d'action, il avait opté pour la troisième solution. N'ayant nul temps de répliquer, Cal s'était posté en tireur embusqué, quelque peu en hauteur. De là où il était, il valait mieux éviter un faux mouvement. Et en ce qui le concernait, il avait également deux choix : suivre le plan ou déguerpir lâchement. Pour se décider, il attendait au moins de voir qui était là et ce qu'il venait fabriquer.

Dans la lunette de son arbalète... Oui, parce que les récentes restrictions de budget et la perte de son fidèle fusil avait amené un remplacement au pied levé ; quoiqu'on en dise, il y avait des arbalètes qui fonctionnaient très bien, pour peu qu'on en demande pas trop. Donc, dans la lunette de son arbalète, il attendait de pouvoir observer son éventuelle victime. Et qu'elle ne fut pas sa surprise de voir la personne en question. « Ah. » fit-il. « Je le connais, attends. »

L'ordre avait été perçu avec déception par le turien. Les deux attendirent, patiemment, que la troisième larron débarque sur la passerelle. Et ils attendirent quelques longues minutes, dans un silence pesant. Finalement, le contrebandier arriva, en boitant légèrement. « Coraan Halcyon, mon vieil ami ! » héla t-il joyeusement, leva les bras comme il pouvait. « On ne s'est plus vu depuis... » Il marqua une pause, réfléchissant à la question. Il n'en avait pas la moindre idée, en fait. C'est que ça devait être autour d'un verre, ou que ça n'avait pas eu d'importance.

« Enfin bref, on s'en fout. » conclut-il. « Je suis sincèrement navré que tu sois mêlé à ça mais on avait besoin de quelque chose. » Il sortit, sous le regard très attentif de ses deux camarades, un objet de sa poche. Qui ressemblait à une pièce, d'un mécanisme. Très importante. Dont il avait clairement oublié le nom et qui avait pris une plombe à être dénichée. « Comme on en a vraiment besoin et que t'es un peu tout seul, on va y aller et puis tu feras ce que tu veux. » Torven fronça les mandibules. « J'imagine. » Oh, et puis ça lui fera juste une petite bosse.

« J'imagine que non. » pesta une voix aigüe derrière lui. Un galarien, la main tremblante, un flingue à la main. Il bougeait lentement, prenant garde au moindre mouvement de l'homme qu'il tenait en joug. « On peut savoir qui vous êtes ? » Il appréciera le vouvoiement. « Posez ça lentem... »

Sans la moindre vergogne, Cal balança la pièce par dessus la passerelle, sous le regard effaré de tous ses interlocuteurs - quoiqu'il parlait un peu tout seul. Il en profita pour se saisir de l'arme du galarien. Et la balança aussi par dessus la passerelle. On entendit plusieurs clang d'affilée. N'étant plus menacé, il se frotta les mains. « Dooooonc... On se fout sur la gueule ou bien on s'assoit et on discute ? » De toute manière, tout le monde était un peu pris en sandwich. Et d'un autre côté, sans le mécanisme, les réparations étaient compromises.

« J'ai un jeu de cartes, si ça peut aider. »

Il mit la main à la poche, mettant de nouveau tout le monde sous tension.

« Ah non. »
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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Lun 1 Mai - 10:45
« Brock, je dois t’avouer un truc. Tu es vraiment le pire chasseur du coin. »

Le krogan eut pour toute réponse l’un de ses rires emblématique d’un peuple ayant du mal à différencier critique et humour.

« Sérieusement, tu sais au moins qu’on vend ces foutus Adhis ? Tu sais pour que ces consanguins d’insurgés nous laissent tranquilles. »

Lynn n’était en vérité pas le moins du monde énervée, après tout la chasse avait été très amusante, et voir Brock mettre en pièce ce mâle alpha avait été plaisant. Mais bon, en tant que patronne du dit krogan il était de son devoir d’indiquer à son employé qu’il venait de faire n’importe quoi.

« Rah, j’ai compris cheffe. On peut revendre la viande au clan dans le pire des cas. Ou alors j’en fais cadeau à mes petits. »

Amusée autant qu’agacée par la bonhomie de son acolyte, Lynn se massa les tempes le temps d’une courte réflexion.

« Bien je ne voudrais pas priver mes chères neveux et  ma nièce de leur bout de gras. »

Mais quelle idée aussi d’avoir raconté la coutume de marraine à ce foutu kroganne qui s’était mis en tête d’en faire la marraine de ses trois gosses. Encore heureux qu’ils ne soient pas revenus à la fertilité pré génophage, l’idée de devoir être la marraine d’une centaine de petits krogans agités du bulbe serait une terreur déjà suffisante en soi pour encore trouver une nouvelle Galaxie.

De son côté, Brock se pavanait à l’idée d’avoir vaincu sa patronne et balança le steack sur pattes sur son épaule.

« Bon je crois qu’on va faire une pause pour aujourd’hui. Dans deux heures j’ai une holo conférence avec notre prochain gros client. Un safari sur Havarl ça te tente ? »

Rien qu’en étendant le nom de la planète natale des Angaras, Brock releva la tête plein de joie. Après tout, les aventures sur Havarl étaient presque toujours sanglantes.

« Je parie qu’on va reformer le Krantt, Cheffe. » Et le krogan fit se cogner ses poings dans une joie féroce.

Une habitude qui fit sourire Lynn, à qui l’idée d’être un chef de Krantt n’était clairement pas pour déplaire.
« Tu as fini par accepter qu’on forme un Krantt alors ? » Le ton ironique et le grand sourire de Lynn firent éclater de rire le colosse qui prit la tête dans le duo pour le chemin du retour.

« Un Krantt n’est pas forcément constitué de trois personnes, vous avez trop passé de temps sur des jeux cheffe. »

Et ainsi se déroula le reste du chemin, franche camaraderie n’empêchant nullement une surveillance accrue des environs. Après tout Kadara était encore une planète fortement dangereuse. Même le Collectif peinait à maintenir son autorité, et le Nexus avait été castré dans le coin, aussi les indépendants devaient redoubler de précautions.

Puis le duo grimpa une crête, ou se trouvait non loin un champ d’éoliennes. Le point de ralliement de la société du Caméléon Noir dans les environs, sans que C-Kammen soit au courant bien évidemment.
C’est alors que Lynn senti que quelque chose de louche était en court. Les éoliennes semblaient à l’arrêt, et l’endroit étrangement silencieux. Aussitôt, l’ancienne Soleil Bleu ressenti l’alerte embuscade dans le fond de son esprit, et elle se propulsa au sol avec vélocité, puis dégaina son sniper pour entreprendre son observation des lieux.

De son côté Brock se contenta d’un genou à terre et d’une main sur son fusil à pompe. C’est alors que Lynn observa un humain boitillant s’avancer vers les structures en préfabriquées servant de centre technique pour le champ d’éoliennes. L’humain avait une allure de bandit et s’approchait méthodiquement de deux autres individus. Un humain, équipé comme un soldat, et un turien puant le criminel à trois cent kilomètres.

Après tout difficile de tromper Lynn après qu’elle eut passé la majeure partie de sa vie dans le milieu.

Les trois individus semblaient en négociation, et absorbés par la situation, aussi Lynn fit signe à Brock de le suivre. Le duo, habitué à traquer et se faire oublier des prédateurs, parvinrent à s’approcher suffisamment pour entre les derniers mots de la discussion. Bien sûr l’inattention des protagonistes avait été une aide plus qu’appréciable dans cette infiltration.

S’attendant à trouver un duo de criminels menaçant un insurgé quelconque, ou même un citoyen de C-Kammen, Lynn fut grandement surprise d’entendre la dernière propositions de l’humain à l’allure la plus louche. Une partie de carte ? Le bandit était-il le genre de comique qui crève jamais parce que sinon l’intérêt du lecteur risque de décroitre ?

Merde. Lynn regardait beaucoup trop d’holo.

C’était juste une magnifique situation de tension ou tout le monde fini par se trouer la peau pour ne pas être le premier à céder. Foutu égo masculin.

« Sinon vous vous asseyez gentiment et vous m’écoutez discuter »

La voix de Lynn résonna à la plus grande surprise des divers protagonistes, pour le plus grand plaisir de la patronne du Caméléon Noir.

Brock apparut à son tour son fusil M-300 Claymore bien clairement pointé vers le malin au jeu de carte. De son côté, Lynn tenait son fusil sniper en bandoulière et affichait son plus beau sourire narquois.

« Bon je sais que c’est très cliché, mais j’ai un krogan, indéniablement un foutu avantage dans cette situation. Du coup désolé pour le fantasme de l’impasse mexicaine, mais sur le coup j’ai la plus grosse les filles. »

Titiller l’égo masculin, et tester l’humour local. Lynn 2, Bandits 0.

«Alors vous décidez quoi ? »
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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Lun 1 Mai - 11:40

Décidément, tout s'était beaucoup trop enchaîné. Déjà que le Turien était louche, mais alors il était accompagné ni plus ni moins que de Cal Wood, à sa démarche habituelle et son humour cisaillant. Le "bandit de grand chemin", allons-nous l'appeler, ne s'était pas prié afin d'installer une situation propice à une discussion. Le Galarien, sorti de nul part lui aussi, se fit désarmer par Cal, après avoir jeté par dessus bord une pièce vraisemblablement appartement à des éoliennes ou au local technique. C'est certain, il en aurait sûrement besoin, mais d'autres solutions existent.

« Dooooonc... On se fout sur la gueule ou bien on s'assoit et on discute ? J'ai un jeu de cartes, si ça peut aider... Ah, non. »
« Je t'aurais bien fait un gros câlin, Cal », commença-t-il, vit à vit de la simili-accolade du nouveau venu, visiblement prêt à négocier une sortie sans encombre de cette histoire. « Mais comme tu le vois, c'est le statu-quo. Et j'ai malheureusement un travail à finir ici. Je sais pas, il y a tellement d'autres endroits dans ce trou pourri qu'il faille que tu viennes ici ? Merde, Ha ! », il haussa les épaules avec un léger rictus, puis se tourna vers le galarien.

« Pouvons nous savoir à qui nous avons l'honneur d'avoir affaire, monsieur ? »
« Saeli. »
« Saeli. » il soupira. « Pourquoi cet élan chevaleresque ? »

Le Galarien semblait se confondre dans des propos assez incohérents, tout ça sous le regard abasourdi des deux humains et du Turien. « Et bien, je sais pas, voilà, j'étais là et... »

« Sinon, vous vous asseoir tous gentiment et vous m'écoutez discuter. » retentit une voix, derrière les passerelles. Ce qui réduit le galarien au silence, tout autant que les autres. C'est alors que débarqua une humaine, en armure et armée, avec un krogan derrière elle. « Bon je sais que c’est très cliché, mais j’ai un krogan, indéniablement un foutu avantage dans cette situation. Du coup désolé pour le fantasme de l’impasse mexicaine, mais sur le coup j’ai la plus grosse les filles. Alors, vous décidez quoi ? »

C'en était trop pour Coraan. Enfin quoi, ça faisait dix minutes qu'il était là, et il se retrouve à une réunion syndicale.
« La vache, on m'avait pas prévenu d'une réunion tupperware, je demandais juste à bosser pépère, et voilà que tout me tombe dessus. Merde à la fin. »

Ni une, ni deux, Coraan tourna les talons et retourna à l'intérieur du local technique. Tant pis, il n'aurait pas la pièce, du moins pour l'instant, mais au moins il arriverait a régler quelques des problèmes, voir même à en remettre en ordre de marche. Il entendit des mots de protestation dans son dos, alors que son geste semblait inattendu. La porte du local se referma derrière lui avec un sifflement, et retourna vers la console qu'il avait activée plus tôt, avec la liste des problèmes.
« Entretuez-vous, et foutez moi la paix. », grommelait-il alors qu'il tapotait sur son omnitool bleu, pour se mettre en relation avec la console. « Peggy, aide moi à mettre tout ça en ordre. »

Une petite voix féminine lui répondit d'une voix robotique adoucie légèrement parasitée, et des données s'affichèrent et défilèrent. Enfin, de nouveau, il entendit la porte d'entrée siffler et s'ouvrir, un peu trop tôt à son goût. « Quoi encore ? Ça y est, vous avez fini votre partie de cartes ? »

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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Lun 1 Mai - 18:06
La situation avait vite tourné au vinaigre, ici. Levant les mains en l'air, Cal observait ses interlocuteurs de part et d'autres ; et était surtout très attentif au krogan et son immense fusil. Ce qui n'était pas une métaphore. Un coup de grosse de Claymore et la moitié de la mâchoire du contrebandier partirait par dessus la passerelle. Il constatait que la galarien - ce Saeli - était beaucoup moins serein ; normal, vu qu'il ferait un bon casse-croûte. Il n'avait, en revanche, pas les yeux rivés sur son pseudo-coéquipier et son "ami" qu'il venait d'emmerder profondément mais il imaginait bien qu'ils étaient plus concerné par l'arrivée opportune de Madame Krogan que par le projet de poker qui était parti en fumée un peu plus tôt.

Soudain, dans cette tension infâme, Coraan finit par craquer et vider son sac. Tout le monde porta le regard sur lui, alors qu'il tergiversait et rentrait dans un ras-le-bol prononcé. « Entretuez-vous, et foutez moi la paix. » héla t-il avant de disparaître à l'intérieur du local technique. Si Cal n'avait nul envie de faire le malin à ce moment le précis, il s'avouait intérieurement que s'entretuer n'était pas tout à fait le programme qu'il avait en tête. Aussi désemparé que lui, les autres devaient probablement se demander si toute cette mascarade en valait le coup. Mourir dans un parc eolien, sur Kadara, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus gratifiant. Surtout qu'aucun n'avait une idée de précise de ce qu'ils avaient fait pour en arriver là.

Bien décidé à court-circuiter les intentions de quiconque, Cal ouvrit la bouche, avant qu'un bruit strident plutôt métallique l'en empêche. On sentit quelques vibrations. Le genre qui pouvaient être normales à cet endroit là des rocheuses, ou bien très inquiétantes. Cela avait définitivement détourner l'attention du krogan et Torven en avait profité pour sortir son fusil et le mettre dans son viseur, en se raclant... une partie de son anatomie inconnue au bataillon. Le mastodonte poussa un soupire de rage en resserrant l'étreinte qu'il avait sur son arme.  N'étant plus au centre du problème, le perturbateur fit preuve d'un opportunisme certain. « Bien, je vais aller... Euh... » Les bras toujours en l'air, il pointa d'un doigt là où était parti l'ingénieur.

Filant à toute vitesse, il laissa ses nouvelles connaissances régler leurs problèmes et actionna la porte. « Quoi encore ? Ça y est, vous avez fini votre partie de cartes ? » l'accueillit-on. Il fit quelques pas tandis que l'entrée se referma de nouveau. Puisque Coraan ne daignait tourner la tête, il voulut détendre l'atmosphère. « Mon jeu n'était pas bon, j'ai préféré me coucher. » Histoire de pas avoir survécu au Collectif pour rien. Coraan le fixa quelques instants, avec une légère pointe de dédain semblait-il.

Compréhensif, Cal sortit de nouveau quelque chose de sa poche. Il s'agissait de la pièce qu'il avait jeté par dessus bord ; ou qu'il était censé avoir jeté. Un tour de passe-passe pour ne pas partager son maigre plan avec le soldat de service qui était encore dehors. « Tu vas quand même réparer les éoliennes, de toute façon. » conclut-il. Et ce n'était pas pour la pièce q'il était venu. Ce qui était intéressant, c'était de l'ôter. « Écoute, je sais que cette vie n'était pas tout à fait celle qu'on espérait tous. » A titre personnel, c'était plutôt celle qu'il méritait. Mais il connaissait vaguement le niveau d'ingénierie et l'histoire de son présent camarade. Il n'avait pas choisi cette voie, à défaut de s'y être accommodée. « Mais t'es pas obligé de rester coincé ici. » expliqua Cal, la voie pleine de promesse. « Les gens pour qui je remplis ce contrat... Ils sont du genre influents, tu vois ? Si je leur glisse un mot, ils peuvent te faire regagner le Nexus. Ou te donner ce qu'il te faut pour aller où tu veux. »

Ayant sans doute piquer la curiosité de Coraan, il posa l'objet sur une surface plate alentour, délicatement. « Tout ce que t'aurais à faire, c'est de baisser quelque peu l'énergie de Port-Kadara à un point précis. Sans poser de questions. » Il lui laissait le choix entre les mains. Peu importe le choix qu'il prendrait, le contrebandier finirait par arriver à ses fins. « Ou juste une question, si tu veux savoir quel point visé. Enfin... » marmonna Cal. « A toi de voir. »

Attendant la réponse, il s'éloigna en regagnant la porte. C'était silencieux dehors, et il se demandait quel allait en être le dénouement.
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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Lun 1 Mai - 20:34
Quelle foutue situation.

Lynn qui s’était bêtement sentie investie du très sain désir de mettre un terme à une situation idiote, mais voilà que tout partait dans n’importe quel sens et que déjà deux protagonistes s’étaient évaporés, laissant le criminel de bas étage, turien qui plus est, seul pour faire face aux deux derniers arrivants. Le galarien se contentait d’être fidèle à son espèce et se complaisait dans l’observation la plus inutile de la situation.

Brock pointant le larbin, le larbin pointant Brock. La situation n’avait absolument aucun intérêt et Lynn pouvait y mettre un terme à tout moment, toutefois elle n’avait pas envie de faire feu. La matinée avait été longue, la journée guère productive ou financièrement intéressante. Alors conclure tout cela en abattant un parasite à la con, cela n’enchantait guère la jeune patronne.

« Ecoute tronche de piaf. Il y a deux types de personnes sur cette planète à la con. Celles qui sont du bon côté du canon d’un krogan et les autres. Et toi tu as décidé de faire le mauvais choix. »

Le turien ne semblait pas vraiment convaincu par l’explication, et encore moins par son nouveau nom. Ses mandibules s’agitaient en tous sens, son esprit carburant sûrement pour trouver une issue positive à tout ce merdier.

« Bien on va s’emmerder à tourner en rond pendant dix ans. Dégage de là et je te promets qu’on se sépare en amis. Continue à pointer mon pote de ton flingue et je me servirais de toi pour nourrir mes animaux de compagnie. »

Lynn attrapa avec vigueur son sniper, préparant un bon tir percussif des familles, mais voilà que déjà le turien prenait la poudre d’escampette. Indiquant son niveau de larbinisme au passage. Ou alors à quel point son coéquipier ayant pénétré le préfabriqué était indigne d’intérêt.

Finalement tout se terminait plutôt bien, même si le galarien observait désormais l’humaine avec ses deux yeux bien ronds et globuleux. Il voulait quoi ce type ? Punaise dommage que Solan n’était pas dans le coin, entre galariens ils devaient parvenir à se comprendre après tout. Mais pas le temps de s’intéresser à ce type que déjà la porte s’ouvrait à nouveau pour laisser apparaitre le bandit lambda, soit sans intérêt, soit incapable de s’attirer la loyauté de ses acolytes.

Rien d’étonnant il avait la tronche d’un mauvais payeur ou d’un meilleur ami qui se barre avec la femme de son pote. Une tronche à te vacciner de la loyauté sans aucun doute.

« Je crains que ton pote le turien n’ait pris ses ailes à son cou. »

Brock ricana à cette blague et plaça son fusil à pompe contre son épaule, cessant ainsi de menacer à tout va. Le krogan devait avoir compris que sa patronne n’avait pas vraiment l’envie de plomber son monde. Bien évidemment il ne rangea pas non plus l’arme, il ne faut pas pousser non plus.

« Maintenant bandit boy ça te dirait pas de m’expliquer c’est quoi ce foutoir ? »
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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Mer 3 Mai - 17:27

Cal était donc revenu beaucoup plus rapidement qu'il ne l'eût espéré. Avait-il lui aussi quitté la scène principale en plein milieu de l'acte ? Quoi qu'il en soit, il était venu plutôt dans une démarche de proposition, d'offre, et non de demande. Ce qui changeait d'habitude. Restait à voir ce qu'il avait a proposer.

« Mon jeu n'était pas bon, j'ai préféré me coucher. », « L'histoire de ta vie, n'est-ce pas ? »

Coraan n'avait pas bougé d'un poil, seulement la tête pour lui lancer un regard bref mais un brin dédaigneux, continuant de tapoter sur son omnitool, faisant face à la console. Peggy récupérait des informations et les triaient, selon les demandes de son créateur. Après tout, ça ne restait qu'une IV, mais avec certaines capacités dont l'ingénieur était fier. Plus il fouillait dans les données, plus il se rendait compte de l'étendue de son travail. Cela lui prendrait certainement plus de temps que la matinée.

Seulement, Cal vint se placer sur sa gauche, semi-assis sur une autre série de terminaux moins utiles, qui automatiquement passèrent en mode veille, afin qu'une fesse ou une coude se vinrent activer ou modifier quoi que ce soit. Il sembla sortir un objet de sa poche, et le posa a côté du terminal où Peggy, sous une forme d'une ombre synthétique physiquement visible au dessus, semblait travailler. « Tu vas quand même réparer les éoliennes, de toute façon. » Coraan leva alors les yeux, et fronça les sourcils en observant la pièce détachée d'une des armoires techniques. Le geste paraissait curieux, peut-être que finalement Cal voulait en rester là, quitte a embêter quelqu'un d'autre ou un nouveau parc dans lequel Coraan ne serait pas dérangé. « Tu n'oublieras pas de me dire d'où tu l'as prise, avant de partir. » Cal sembla acquiescer de la tête. Il renchérit quelques secondes plus tard : « Écoute, je sais que cette vie n'était pas tout à fait celle qu'on espérait tous. Mais t'es pas obligé de rester coincé ici. Les gens pour qui je remplis ce contrat... Ils sont du genre influents, tu vois ? Si je leur glisse un mot, ils peuvent te faire regagner le Nexus. Ou te donner ce qu'il te faut pour aller où tu veux. »

Coraan semblait intrigué, c'est vrai, mais ce fut la dernière partie qui acheva Coraan dans ses réflexions. « Tout ce que t'aurais à faire, c'est de baisser quelque peu l'énergie de Port-Kadara à un point précis. Sans poser de questions. Ou juste une question, si tu veux savoir quel point viser. Enfin... A toi de voir. »

Coraan sourit. Pas un sourire enchanté, mais plutôt amusé. Voilà la contrepartie. Il y en a toujours une. L'humanité est beau être partie quelques millions ou milliards d'années lumières plus loin de ses origines, elle a quand même tout emporté avec elle, qu'elle le veuille ou non. Pourquoi partir, pourquoi rester ? Ce n'était pas la première opportunité qu'on lui offrait, mais la question demeurait en suspens. C'était probablement LA question qu'il se posait tout les matins en se levant. Avait-il envie d'une autre vie ? Le Nexus ? Prodromos ? Aya ? Les différences, en fin de compte, demeuraient minimes. Mais l'on ne perdait rien a écouter et a envisager les options.

Pour la première fois depuis qu'il était rentré dans le bâtiment, Coraan arrêta son omnitool. Peggy continuait de traiter silencieusement, ou avec quelques bips au volume assez faible. Il leva la tête vers Cal, qui commençait déjà a prendre la direction de la sortie. Il était vrai que cela était devenu plus silencieux que dernièrement. Il laissa Peggy travailler, et se contenta de le rattraper jusqu'à l'extérieur.

« Maintenant bandit boy ça te dirait pas de m’expliquer c’est quoi ce foutoir ? »

« Il doit saboter des afflux en énergie pour Port Kadara. », intervint Coraan avant que Cal n'ait pu répondre. Si cela pouvait paraître malpoli, c'était surtout pour qu'il évite l'humour qui lui était particulier, et qui ne lui réussissait pas toujours. « Et comme c'est un homme qui prend parfois de mauvaises décisions, il préfère s'enfoncer dans ses relations avec le Collectif plutôt que tenter de les améliorer. Qui sont tes potes déjà ? Que je sache déjà pourquoi éventuellement je ferais ce que tu me demandes de faire ? »

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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Mar 9 Mai - 12:16
C-KANMEM - QUARTIER DE NIHIN - 2 JOURS AUPARAVANT

Doucement mais sûrement, Cal s'était remis de sa dernière entrevue avec le Collectif. Cela n'avait pas été chose aisée, mais on l'avait curieusement laissé dans sa sphère de tranquillité, dans son pauvre taudis. Certes, il n'avait pas donné l'adresse à ses assassins afin qu'il lui envoie une carte postale, mais il n'aurait pas été compliqué de retrouver sa trace s'ils avaient vraiment voulu. Moralité : tuer un de leurs turiens les effraie. Ou bien c'était un tout autre type de turien qui les tenaient occupés, comme à chaque fois, ce qui expliquerait pourquoi C-Kanmem était si tranquille en cette période. Même si, de manière globale, les anarchistes de Narax évitaient de s'en prendre à Nihin. C'était un quartier neutre, qui respirait un peu l'Illium ratée, quoiqu'avec un potentiel certain.

Il était, semble t-il, dirigé par des volus. Ces derniers avaient en effet trouvé une planète où l'acidité leur permettait de se rapprocher un peu de leur monde natal. Personne ne savait réellement ce qu'ils faisaient de l'acide en question et des gaz toxiques qu'ils manipulaient ou empruntaient, mais personne ne s'y intéressait aussi. Certaines excavations s'étaient laissées tenter par l'appât du gain en exploitant ce côté piquant de la planète mais les conditions n'étaient pas optimales, donc on avait laissé ce job aux volus. Après tout, si ça leur plaisait... Chacun ses passions, dans la vie.

Mais qui dit petite boule sous respirateur, dit inévitablement des banquiers et des marchants. L'argent, quoi. S'ils devaient choisir entre de l'ammoniac pur et 10 crédits, à tous les coups ils choisiraient les crédits. De fait, le quartier était plein de marchandises plus ou moins légales et de banques plus ou moins officielles. C'était légèrement plus safe que Port-Kadara niveau arnaque, mais valait mieux éviter de louper un remboursement de prêt. L'argent, ça attire aussi des mercenaires et ceux-là n'ont pas la réputation de faire dans la dentelle.

Contrairement à eux, Cal n'était pas de ce bord là. Non pas qu'il avait des valeurs quelconques mais un boulot de mercenaire ou de gros bras, c'était mal payé pour ce que l'on risquait. Donc, il se demandait légitimement pourquoi il avait reçu un message d'un certain "Bar Gan" et ce qu'il pouvait bien vouloir à un hors-la-loi boiteux et qui finirait tôt ou tard la tête en trophée dans la chambre du Charlatan.



PARC ÉOLIEN DE KADARA - MAINTENANT

Les yeux écarquillés, l'air ébahi, Cal fixait Coraan. Ce n'était pas de la trahison mais il ne s'attendait pas non plus à ce que son plan soit révélé devant la mystérieuse inconnue et son charmant compagnon - qui avait d'ailleurs l'air de se marrer intérieurement devant cette mascarade. Soupirant, le contrebandier s'éloigna de sa zone de confort et se retrouva au centre du groupe.

« Premièrement, le turien n'était pas mon pote. » adressa t-il à la perturbatrice de service. « C'était juste un allié temporaire qui s'est révélé plus temporaire que prévu. » Il haussa les épaules. Pour ce à quoi il avait servi, de toute façon. « Deuxièmement, je prends toujours de mauvaises décisions. » Un peu de respect, merde. « Et troisièmement, tu ne connais pas le Collectif comme je le connais. » fit-il à Coraan, le ton plus dur. Après tout, c'était quand même le groupe qui dirigeait Kadara. Son poids était considérable, la thune s'y faisait facilement... Il n'avait a priori aucune raison d'amoindrir ses liens avec. Ipso facto, il devait en avoir une bonne.

Toujours était-il que ça ne changeait rien à la situation. Soupirant de nouveau, Cal fit quelques pas pour réfléchir à ce qu'il devait révéler ou non. Les mains sur les hanches, il tournait désormais le dos à ses interlocuteurs. « Vous avez déjà entendu parler de la Corporation de Nihin ? » se décida t-il à lâcher. Et logiquement, c'était supposé être une question rhétorique. « Ils m'ont engagé pour un casse. » Pas le boulot le plus simple qui soit. « L'objet se trouve dans le coffre-fort personnel de Keema. » Keema Dorghun, l'angara qui régnait au nom du Charlatan. En gros, s'il était pris, il finirait mort et d'une manière qu'il n'ose imaginer. « Actuellement, tous sont distraits par une énième rixe avec Narax Vien et ses anarchistes. Et le système du Collectif a une faille, que je peux exploiter si tant est que certains générateurs de Port-Kadara soient sous-alimentés. » D'où sa requête au mécanicien ici présent.

S'étant retourné, le voleur improvisé tenta d'analyse la réaction des autres, mais sans grand succès. « De toute façon, je vous demande pas de m'aider... » Il s'arrêta un instant. « Enfin, si... A toi, si, Coraan. Mais dans tous les cas, je trouverai un moyen d'entrer. » Excepté s'il était arrêté avant, bien entendu. « Alors à moins que vous ayez quelque chose à faire dans les quartiers personnels de Keema, je propose que chacun retourne à ses affaires, une fois que Coraan aura décidé s'il veut me donner un coup de main ou non. » C'est que ça devenait compliqué cette histoire. Trop compliqué. Il savait que le plan de la Corporation était plus que foireux - et il en était un expert, des plans foireux.
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MessageSujet: Re: Dans le Souffle   Lun 15 Mai - 17:35
Encore une fois, tout partait dans tous les sens.

Ces deux foutus mecs étaient-ils capable de raisonner de autrement que par à-coups intellectuels ? Des petits hommes verts étaient-ils aux commandes durant ces quelques sursauts, ou durant le reste du temps ? Quoique dans cette nouvelle galaxie c’était eux les petits bonhommes verts pour les Angaras. Même si Lynn essayait malgré tout de ne pas laisser par trop ressortir le côté verdâtre.

Foutus court circuits intellectuels, jura la chasseuse, tout en scrutant, encore un peu perplexe, le fameux duo d’humains. D’ailleurs en y repensant bien, le comportement erratique, quasi suicidaire, l’envie de saboter les plans de l’autre, tout cela faisait violemment penser à une dispute de couple. Hum en y pensant bien ça ressemble foutrement à ça. Les choses devenaient dès lors amusantes et sacrément gênantes, les deux idées s’alternant pour la suprématie.

Ne sachant du coup sur quel pied danser entre ces deux ex refusant de succomber à l’homoérotisme de leur discussion, Lynn décida de s’intéresser plus sérieusement au plan tarabiscoté du plus fourbe des deux, et aussi à ses explications fumeuses quant à sa mésalliance avec le turien coureur de fond. Bandit Boy avait beau ressembler au premier truand du quartier, il n’en était pas moins sacrément bancal dans ses prises de paroles. Devait être le roi de la garde à vue préventive celui-là.

Sûrement ce côté bandit qui avait fait craquer le second, le roi de la bonne humeur.

Par contre, le plus dérangeant dans toute cette affaire, restait tout de même l’implication du duo de « je t’aime, moi non plus » dans une affaire allant contre les intérêts du Collectif. Et même si Lynn ne portait pas les dégénérés consanguins de cette troupe dans son cœur, elle avait appris à accepter les limites tacites de ses droits dans leur territoire. Néanmoins, l’idée d’emmerder quelque peu le Collectif était en soi plaisante, et d’autant plus si la Corporation de Nihin était dans le tas. Ces radins étaient de sacrément bons clients après tout.

Même s’ils payaient toujours en retard.

« Amusant tout ça Bandit Boy. Tu vas me dire que toi, avec ta tête de premier traitre de la classe, tu vas entreprendre une petite action illégale qui donnera à quiconque aurait l’idée géniale de t’aider un risque non négligeable de clamser sous la torture ? Sans déconner, je n’aurais pas parié que celui qui prend toujours des mauvaises décisions se sentent à ce point pousser des ailes.

C’est quoi le piège ? Tu vas doubler la Corporation et disparaitre en laissant à tes alliés la charge de rembourser les pots cassés ? En réalité la Corporation n’est pas impliquée et tu cherches juste à récupérer l’originale de ta sextape avec Keema ? »


Lynn arborait sans honte un large sourire narquois, tandis que Brock avait désormais franchement l’air ennuyé. Puis l’humaine jeta un œil à l’autre humain, le soit disant prénommé Coraan.

« Hey toi, je suppose que tu es ce fameux Coraan. Du coup, je suis curieuse d’une chose. Ce gars-là … » Déclama Lynn en pointant Bandit Boy du canon de son arme. « … C’est quoi son problème ? Il est fatigué de la vie ? Enfin merde quoi, qui serait assez … »

Soudain la jeune patronne se tut. Keema était plutôt appréciée dans la région, mais Lynn avait toujours pensé que c’était une sacré garce en vérité. Et puis le Collectif n’avait jamais été le grand amour de l’humaine. Bah quel intérêt d’empêcher deux gars un peu à la ramasse tenter leur coup.

« J’ai rien dit. Après tout il y a de l’idée dans cette histoire. Et s’il y a une faille hein, faudrait être un triste sire pour l’ignorer. »

Oui, après tout, s’ils réussissent, ça peut être amusant.
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